Dépêche AFP :  » 90% des salariés de l’usine PSA d’Aulnay reclassés ou presque »

2.712 salariés sur 3.000 ont souscrit à un projet de mobilité interne ou externe. Les quelques 300 restants veulent bénéficier du plan de départ volontaire.

 La quasi-totalité des salariés de l’usine PSA Peugeot Citroën d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), qui doit fermer en 2014, ont été reclassés ou sont en cours de reclassement à l’échéance, le 31 décembre, de la période de départs volontaires du site, a indiqué vendredi 10 janvier le directeur des ressources humaines, Philippe Dorge.

Au total, « 2.712 personnes sur 3.000 ont adhéré à un projet de mobilité interne ou externe », soit 90% des effectifs de l’usine de Seine-Saint-Denis avant l’annonce de sa fermeture, a-t-il précisé. La moitié d’entre elles restent au sein de l’entreprise. Parmi ceux qui quittent l’entreprise, 200 ouvriers sont partis dans le cadre des congés seniors.

Selon Philippe Dorge, sur les quelque 300 personnes restantes, 240 ont fait acte de candidature pour bénéficier des mesures de départ volontaire et « 60 ne se sont pas manifestées ».

450 personnes encore à Aulnay

D’ici le 31 mars, ces 60 personnes recevront une proposition de mutation interne à laquelle elles devront répondre dans un délai de 30 jours, puis en cas de refus une seconde proposition.

 

En cas de refus définitif, ces salariés se verront proposer un congé de reclassement de 12 mois, c’est-à dire un accompagnement pour trouver un nouvel emploi, avant leur licenciement. Pour ceux-là, l’indemnité supplémentaire de départ est réduite à 7 mois, contre 12 mois pour ceux qui ont adhéré au plan de départs volontaires.

A l’heure actuelle, 450 personnes sont encore présentes physiquement sur le site d’Aulnay: syndicalistes, personnes restant à la production de pièces détachées et ouvriers chargés de la sécurité du site.

Selon le SIA, premier syndicat de l’usine, « 500 salariés sont encore sans solution ». Pour « maintenir un lien entre les anciens salariés » et « donner un coup d’accélérateur à la revitalisation » du site, le syndicat a annoncé vendredi la création de l’Association des Anciens d’Aulnay (AAA).

En deux ans, le groupe a supprimé 11.200 postes

A l’usine de Rennes, « 1.387 personnes sur 1.400 (concernées par les suppressions de postes) ont une solution de reclassement, dont plus de 400 de congés seniors », selon Philippe Dorge.

La fermeture d’Aulnay et les suppressions de postes à Rennes et dans le reste du groupe doivent aboutir à la suppression de 8.000 postes, comme prévu dans le plan de restructuration lancé en juillet 2012.

Au total, entre mai 2012 et mai 2014, les effectifs du groupe devraient diminuer de 11.200 personnes. L’accord de compétitivité signé avec quatre syndicats en octobre, qui garantit la pérennité des sites en France en échange d’une modération salariale, « va permettre de réaliser les transformations dont le groupe a besoin sans recourir à un plan de sauvegarde de l’emploi », selon Philippe Dorge.

Fin 2012, le groupe employait plus de 91.000 personnes dans l’Hexagone, sur un total de 202.000 salariés dans le monde.

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