PSA Aulnay: 204 salariés sans projet de reclassement ferme (AFP)

Quelque 204 salariés du site PSA d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), qui doit fermer dans le courant de l’année, sont sans projet de reclassement et sont menacés de licenciement, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

Ce bilan intervient dans le cadre de la phase dite «contrainte» du plan social, durant laquelle la direction doit proposer des reclassements en interne et en externe, avant l’envoi des premières lettres de licenciement le 1er avril. Cette phase prend fin lundi 31 mars.

Parmi les 3.000 salariés, 156 personnes n’ont «accepté aucune offre de mobilité interne», a annoncé à l’AFP un porte-parole de PSA, à l’issue d’un comité d’établissement destiné à faire le bilan du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) engagé par le groupe en 2013.

Outre ces 156 personnes, 48 autres salariés n’ont toujours pas concrétisé leur projet. Il s’agit de personnes «qui ont souhaité construire, par anticipation, un avant-projet professionnel externe», a ajouté ce porte-parole.

Dénonçant un «enfumage de la direction», le délégué de la CGT Philippe Julien a assuré qu’un nombre de salariés «beaucoup plus important» se trouvait «sur le carreau». «C’est un bilan catastrophique. Les promesses de PSA n’ont pas été tenues», a-t-il ajouté.

«Un courrier sera transmis le 4 avril aux 156 salariés qui restent à accompagner et à reclasser», a indiqué PSA.

Ces salariés se verront proposer un congé de reclassement de 12 mois et seront accompagnés par un cabinet de ressources humaines, précise PSA. Ceux qui n’auront pas de solution à la fin de cette période seront licenciés.

Évoquant de son côté «204 lettres de licenciement» envoyées par le groupe, la déléguée du SIA (syndicat majoritaire sur le site d’Aulnay), Tanja Sussest, a dénoncé un «chiffre trop important», au regard «des engagements du groupe».

«On espère encore trouver des solutions adaptées pour ces personnes. Il nous reste un an pour cela», a-t-elle ajouté.

L’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, qui employait 3.000 salariés, a produit sa dernière voiture, une Citroën C3, le 25 octobre, mais le site ne fermera définitivement qu’au cours de l’année 2014, à une date qui n’a pas encore été précisée.

Selon le groupe automobile, près de 2.800 sur 3 000 salariés ont d’ores et déjà été reclassés, dont environ 1.000 en mobilité interne (600 à Poissy), 1.200 en mobilité externe et 600 en congés séniors, départs en retraite ou autres congés.

« PSA assignée pour inégalité de traitement: délibéré le 11 mars » (Source : AFP – Agence France Presse)

Le tribunal de grande instance de Paris, qui examinait mardi la requête du Syndicat indépendant de l’automobile (SIA) contestant un accord de fin de grève signé à l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, rendra son délibéré le 11 mars, a-t-on appris auprès du SIA.

Le syndicat majoritaire à l’usine de PSA Peugeot Citroën d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a assigné la direction du groupe automobile pour obtenir l’extension à des salariés non-grévistes d’une prime de fin de conflit, accordée mi-mai aux grévistes CGT et CFDT après 4 mois de grève dure.

« Il y a une rupture d’égalité. Cet avantage de 19.700 euros doit être versé à tous les salariés et c’est ce que nous demandons », a déclaré à l’AFP Me François Ruffié, avocat du SIA, à l’issue de l’audience.

Grâce au protocole de fin de conflit, « un gréviste avec dix ans d’ancienneté, qui quittait définitivement l’usine, pouvait toucher un chèque de 60.000 euros (indemnités de licenciement comprises) alors qu’un autre salarié, également sur le départ, touchait 40.000 euros », a précisé à l’AFP Tanja Sussest, déléguée du SIA, qui dénonce une « inégalité de traitement ».

« Si le tribunal nous donne raison le 11 mars, au moins 500 personnes sont susceptibles de toucher cette prime », a-t-elle ajouté.

Selon Me Ruffié, l’audience au fond s’est « bien passée » et « les magistrats ont posé de nombreuses questions, notamment pour comprendre pourquoi 210 salariés avaient bénéficié de cet avantage et d’autres non ».

Après avoir bloqué l’usine pour contester la fermeture du site, prévue d’ici juin 2014, les grévistes avaient accepté le 14 mai de mettre fin au mouvement lancé le 16 janvier par la CGT en signant un accord avec la direction qui prévoyait une indemnité exceptionnelle de 19.700 euros. En échange, les grévistes s’engageaient à partir avant le 31 mai et à abandonner les recours contre le plan de restructuration.

Cette mesure avait suscité le mécontentement parmi les salariés, divisés par 4 mois de grève entachée par des dégradations et des menaces de mort, certains dénonçant une « discrimination syndicale ».

Un avocat de la CGT était présent mardi, aux côtés du SIA, pour plaider pour une extension de la prime, a précisé Me Ruffié.

Dépêche AFP :  » 90% des salariés de l’usine PSA d’Aulnay reclassés ou presque »

2.712 salariés sur 3.000 ont souscrit à un projet de mobilité interne ou externe. Les quelques 300 restants veulent bénéficier du plan de départ volontaire.

 La quasi-totalité des salariés de l’usine PSA Peugeot Citroën d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), qui doit fermer en 2014, ont été reclassés ou sont en cours de reclassement à l’échéance, le 31 décembre, de la période de départs volontaires du site, a indiqué vendredi 10 janvier le directeur des ressources humaines, Philippe Dorge.

Au total, « 2.712 personnes sur 3.000 ont adhéré à un projet de mobilité interne ou externe », soit 90% des effectifs de l’usine de Seine-Saint-Denis avant l’annonce de sa fermeture, a-t-il précisé. La moitié d’entre elles restent au sein de l’entreprise. Parmi ceux qui quittent l’entreprise, 200 ouvriers sont partis dans le cadre des congés seniors.

Selon Philippe Dorge, sur les quelque 300 personnes restantes, 240 ont fait acte de candidature pour bénéficier des mesures de départ volontaire et « 60 ne se sont pas manifestées ».

450 personnes encore à Aulnay

D’ici le 31 mars, ces 60 personnes recevront une proposition de mutation interne à laquelle elles devront répondre dans un délai de 30 jours, puis en cas de refus une seconde proposition.

 

En cas de refus définitif, ces salariés se verront proposer un congé de reclassement de 12 mois, c’est-à dire un accompagnement pour trouver un nouvel emploi, avant leur licenciement. Pour ceux-là, l’indemnité supplémentaire de départ est réduite à 7 mois, contre 12 mois pour ceux qui ont adhéré au plan de départs volontaires.

A l’heure actuelle, 450 personnes sont encore présentes physiquement sur le site d’Aulnay: syndicalistes, personnes restant à la production de pièces détachées et ouvriers chargés de la sécurité du site.

Selon le SIA, premier syndicat de l’usine, « 500 salariés sont encore sans solution ». Pour « maintenir un lien entre les anciens salariés » et « donner un coup d’accélérateur à la revitalisation » du site, le syndicat a annoncé vendredi la création de l’Association des Anciens d’Aulnay (AAA).

En deux ans, le groupe a supprimé 11.200 postes

A l’usine de Rennes, « 1.387 personnes sur 1.400 (concernées par les suppressions de postes) ont une solution de reclassement, dont plus de 400 de congés seniors », selon Philippe Dorge.

La fermeture d’Aulnay et les suppressions de postes à Rennes et dans le reste du groupe doivent aboutir à la suppression de 8.000 postes, comme prévu dans le plan de restructuration lancé en juillet 2012.

Au total, entre mai 2012 et mai 2014, les effectifs du groupe devraient diminuer de 11.200 personnes. L’accord de compétitivité signé avec quatre syndicats en octobre, qui garantit la pérennité des sites en France en échange d’une modération salariale, « va permettre de réaliser les transformations dont le groupe a besoin sans recourir à un plan de sauvegarde de l’emploi », selon Philippe Dorge.

Fin 2012, le groupe employait plus de 91.000 personnes dans l’Hexagone, sur un total de 202.000 salariés dans le monde.

« Les ateliers de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois ferment définitivement ! » (Le Parisien)

L’heure des congés de Noël a sonné à l’usine PSA d’Aulnay. Ce soir, les salariés quitteront le site pour deux semaines de vacances. Certains ne reviendront pas, parce qu’ils ont obtenu une mutation ou ont été embauchés ailleurs. Mais d’autres franchiront à nouveau les tourniquets de l’entrée du site le 6 janvier. Combien seront-ils? Difficile d’être précis sur ce point puisque tout dépendra du nombre de départs qui auront encore lieu d’ici à la fin décembre. Selon un porte-parole de PSA, le nombre de personnes engagées dans un projet de reclassement « pas encore abouti » s’élève désormais à « moins de 500 ». Et il reste « moins de 200 salariés qui n’ont émis aucun souhait ».

Dans le camp syndical, on évoque 400 à 500 personnes qui vont entrer en « phase contrainte ». Celle-ci débutera bel et bien au 1er janvier. Les premières lettres de licenciement pourront être envoyées à partir du 1er avril. Une certitude en revanche : le personnel n’accédera plus, à partir de janvier, aux ateliers de montage, ferrage et peinture, qui doivent être déconstruits. Il sera cantonné aux bâtiments administratifs, où ils devront faire acte de présence un jour sur deux.

Source : Le Parisien

Dépêche AFP – « PSA : la dernière Citroën est sortie de l’usine d’Aulnay »

L’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay-sous-Bois a mis la touche finale vendredi matin à sa toute dernière voiture avant une fermeture définitive du site en 2014, mesure la plus emblématique d’un plan de restructuration du constructeur automobile qui supprime au total 8.000 emplois en France, ont indiqué un syndicat et la direction.
afp.com/François Becker

Aulnay-sous-Bois – L’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay-sous-Bois a sorti vendredi matin sa toute dernière voiture de la chaîne, une Citroën C3 gris clair, avant une fermeture définitive du site en 2014.

La fermeture de l’usine de Seine-Saint-Denis, ouverte en 1973, était la mesure la plus emblématique du plan de restructuration du groupe automobile annoncé en juillet 2012, qui supprime au total 8.000 emplois en France, dont 3.000 à Aulnay.

« Nous avons sorti la dernière voiture à 07H00 », a indiqué la direction du site à l’AFP. « Elle a quitté le montage ».

« C’est symbolique car à Aulnay, ça fait des mois qu’on ne fait plus de production. Cette voiture est le symbole de notre savoir-faire », a relevé le syndicat indépendant de l’automobile (SIA, majoritaire à Aulnay), dans un tract distribué aux salaries qui embauchaient, peu après 6H00.

Vers 07H00, le comité d’établissement a conduit la C3 sans enjoliveurs ni plaques au milieu de l’immense atelier où de nombreuses machines ont déjà été démontées, a constaté un journaliste de l’AFP, le seul présent dans l’usine.

Là où le CE organisait par le passé la distribution des cadeaux après les tombolas, une centaine d’ouvriers ont pris la pose, les uns après les autres, devant un photographe, pour immortaliser le moment. Certains y voyaient une façon de se remémorer plus tard « la fierté » du travail accompli, d’autres ont confié à l’AFP être « tristes » de voir ce grand hall vide.

Après ultimes coup de chiffon et contrôles de qualité, la dernière voiture peut être considérée comme terminée, a indiqué à l’AFP Tanja Sussest, délégué du SIA. Baptisée « Citroën C3 Héritage », elle sera achetée par le conservatoire de la marque Citroën, qui devrait rester à Aulnay.

L’usine continuera de produire des pièces détachées à effectifs réduits jusqu’à la fermeture définitive en 2014, dont la direction refuse pour l’heure de préciser la date. Le gouvernement Hollande avait dans un premier temps jugé « inacceptable » le plan qui prévoit aussi 1.400 postes en moins à Rennes, et critiqué violemment la gestion de PSA, mais il n’a pu empêcher que l’usine ferme ses portes, plus de 20 ans après celle de Renault à Boulogne-Billancourt.
Corbillard

« J’aurais dû m’habiller en noir pour suivre le corbillard », plaisantait, mi-figue mi-raisin, Tahar, vendredi dans l’usine. « Ca fait quelque chose au ventre même pour un petit nouveau comme moi avec 11 ans de maison », a-t-il dit, avant de se laisser prendre en photo devant la voiture.

Le site, qui a été paralysé par une grève entre janvier et mai, a rapidement commencé à se vider après la signature du plan social en mai: des salariés sont partis par centaines, reclassés en interne, vers un autre employeur ou avec une prime exceptionnelle de fin de grève.

Selon la direction, neuf salariés sur dix, « c’est-à-dire 2.700 personnes du site, sont reclassés ou en cours de reclassement » et « moins de 300 personnes ne se sont pas encore manifestées ». Mais selon les syndicats, un millier de salariés attendent tous les jours encore sur le site de savoir quand et où ils vont pouvoir partir.

La phase de départs volontaires du plan social se termine le 31 décembre. Commencera ensuite une phase contrainte, pendant laquelle la direction doit proposer des reclassements en interne, avant l’envoi des premières lettres de licenciement le 1er avril.

« Nous proposerons une solution à chaque salarié », avait garanti le patron du groupe Philippe Varin.

Sur le site de 170 hectares, PSA a promis de créer 1.500 emplois en implantant d’autres entreprises. Jusqu’ici, seule l’arrivée d’IDLogistics (540 emplois) semblait assurée, mais selon la direction quatre groupes industriels « à haute valeur ajoutée » pourraient également s’implanter, créant un peu plus de mille emplois à horizon 2020.

Au total, le groupe PSA Peugeot-Citroën, qui a enregistré une perte abyssale de 5 milliards d’euros en 2012, veut supprimer 11.200 emplois en deux ans face à l’effondrement des ventes en Europe.

Et comme les perspectives restent déprimantes, un accord de compétitivité, baptisé « nouveau contrat social », a été signé jeudi. PSA s’engage à maintenir ses cinq sites (hors Aulnay) en France d’ici à 2016 et à augmenter sa production en contrepartie d’une modération salariale et d’une plus grande flexibilité dans l’organisation du temps de travail.

« L’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois livrera vendredi sa dernière voiture »

AULNAY-SOUS-BOIS, 19 oct 2013 (AFP) – La dernière voiture sortira vendredi de la chaîne de montage de l’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay-sous-Bois, qui doit fermer définitivement en 2014, alors que plus de mille salariés ne sont pas encore fixés sur leur sort.

La livraison du dernier véhicule, une Citroën C3, sera avant tout « symbolique », souligne Tanja Sussest, déléguée du SIA, syndicat majoritaire dans cette usine emblématique de Seine-Saint-Denis, ouverte en 1973. « Ca permettra de faire le deuil », ajoute-t-elle. Pour marquer l’événement, les ouvriers aimeraient apposer leur signature sur la carrosserie. La direction a de son côté prévu que la dernière voiture, baptisée « C3 Héritage », rejoigne le conservatoire Citroën, qui demeurera dans l’enceinte de l’usine. A plein régime, les 3.000 salariés de l’usine, dont la fermeture avait été annoncée en juillet 2012 dans le cadre d’un plan supprimant 8.000 emplois, produisaient 700 voitures par jour. Mais depuis la mi-janvier, la chaîne ne tourne presque plus. La production a d’abord été paralysée par quatre mois d’une grève dure à l’appel de la CGT. Le plan social lancé début mai, des salariés sont rapidement partis par centaines, et faute de bras, la chaîne n’a jamais vraiment redémarré.

Dans l’immense atelier de montage, où un millier d’ouvriers s’activaient chaque jour, « les visseuses sont déjà démontées », décrit Mme Sussest. Selon Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, reclassé sur le site de Poissy (Yvelines), les quelques voitures qui patientent en bout de ligne depuis des mois « sont couvertes de poussière ». La direction, qui veut supprimer 11.200 emplois au total en deux ans face à l’effondrement des ventes en Europe, assure que l’activité industrielle sera maintenue sur le site jusqu’en 2014, comme elle l’avait promis, avec la production de pièces détachées expédiées vers d’autres usines du groupe. Sans donner de date pour la fermeture définitive de l’usine. Pour les salariés, c’est pourtant la dernière ligne droite. La phase de départs volontaires du plan social se termine le 31 décembre. Commencera ensuite une phase contrainte, pendant laquelle la direction doit proposer des reclassements en interne, avant l’envoi des premières lettres de licenciement le 1er avril. A l’annonce de la fermeture du site, le constructeur automobile avait promis 1.500 reclassements en interne et la création, via l’installation d’autres industries sur le site, de 1.500 autres emplois. « Il n’y aura pas de licenciements secs, nous proposerons une solution à chaque salarié », avait garanti le patron du groupe, Philippe Varin, après les critiques véhémentes du gouvernement. François Hollande avait jugé « inacceptable » le plan social, qui prévoit également 1.400 suppressions de postes à Rennes.

« L’horloge qui tourne »

Selon Tanja Sussest, près de 1.300 salariés se trouvaient cependant encore dans l’usine d’Aulnay-sous-Bois à la mi-octobre, dont 300 sans réponse à leur demande de réaffectation interne. « Ce n’est pas normal qu’on soit encore aussi nombreux », déplore la responsable syndicale, « inquiète pour ceux qui sont encore là et n’ont pas de solution ». « On entend le tic-tac de l’horloge qui tourne. Le temps passe, on voit la tension qui monte », assure-t-elle. « C’est malheureux, on a passé notre vie ici, on n’a pas réfléchi à faire des formations », regrette une ouvrière qui a passé 37 ans au montage. A 58 ans, elle refuse les conditions du plan senior. « On a calculé que j’aurais 1.000 euros par mois, mais j’ai un fils à charge et mon mari touche une petite retraite ». D’autres ont saisi des opportunités, comme Virginie, 18 ans d’usine, qui grâce à ses contacts a décroché un emploi de factrice. « Une chance énorme » même si « on me demande de repartir en bas de l’échelle », souligne cette mère de famille, qui ne gagne plus que le Smic contre 1.600 euros par mois chez PSA. Luis Perez a lui choisi de partir à l’autre bout de la région parisienne, à l’usine de Poissy, comme une grande majorité des reclassés en interne. Un changement difficile: le travail démarre à 05H30 au lieu de 06H45 à Aulnay, et le trajet en navette est bien plus long. « Vous arrivez là-bas, vous êtes perdus, abandonnés », raconte-t-il.

Selon la direction, « le reclassement des salariés avance », même si 300 à 400 personnes « ne se sont pas encore manifestées ». Sur les 3.000 salariés, qui toucheront tous des indemnités ou primes, 675 ont trouvé une place sur un autre site de PSA, 650 ont décroché un contrat de travail à l’extérieur, et quelque 600 autres ont opté pour le « plan senior » et quelques créations d’entreprises.